2021-07-26 01:58:52

Credit photo Deus photo © Deus photo : Josué Wallay

Josué Wallay inquiet « Nous devons nous battre pour libérer notre pays. Nous sommes infiltrés jusqu'à la moelle osseuse et nos richesses pillées encore davantage. En 18 ans, la gestion passée a été une grande malédiction »

Et dans le cas contraire, nous nous réveillerons un jour si pas sans pays mais peut être avec un pays en lambeaux.
Depuis quand on peut se baser sur des sentiments pour gérer un pays ?
Un pays, c'est comme la maison. Il est géré par les propriétaires et les lois de la République, pas avec des sentiments.
Pour comprendre la complicité du Cardinal Ambongo et de l'église Catholique Romaine sur le complot de recolonisation ou de balkanisation qui pèse sur notre pays, il suffit de se rappeler que d'un seul et même bateau sont descendus les Colons et les Missionnaires avec un seul et même objectif : "Nous abrutir pour mieux nous exploiter, nous piller, nous vendre...
Les ignorants pourront me contredire en me disant que l'église a construit des églises et des écoles qui forment les intellectuels Africains!
Et moi de leurs dire que l'Afrique et le peuple Africain ont été trahis par ses propres intellectuels.
L'Afrique a été bradée pour un bout de pain mal garnis par ses propres fils présumés éclairés supposés la protéger.
Alors que l'Afrique était encore sous occupation Européenne, la plupart des intellectuels africains ont mis tous leurs talents à aider à pérenniser sa mise sous tutelle.
Le plus illustre d'entre eux s'appelle Léopold Sedar Senghor. Dans une lettre confidentielle aujourd'hui déclassifiée, Senghor écrit aux missionnaires catholiques de Dakar en 1945. Il donne des conseils sur comment faire pour dompter son peuple Sénégalais et l'amener à oublier la divinité des ancêtres pour le Dieu unique des blancs.
Pour y arriver, il fait appel aux indications de son mythe, le Père Liberman. Il cite notamment une phrase contenue dans une circulaire écrite un siècle plutôt (1847) par le Père Liberman à ses missionnaires envoyés en Afrique et qui dit :《Soyez nègres avec les nègres afin de les gagner en Jésus Christ.》
Cette phrase de plus humiliante et grotesque se passe de commentaires. Mais Senghor ne va pas s'arrêter en si bon chemin et il va ajouter : "LE RÔLE DU CATHOLICISME EST DE DÉGAGER PLUS NETTEMENT LA PERSONNE DE LA FAMILLE, DIEU DES ANCÊTRES, (...) par le Christ, Dieu fait chair, pour empêcher le catholicisme de tomber dans l'abstraction formaliste. En d'autres termes, pour Senghor, l'individualisme et l'égoïsme Européens doivent remplacer la solidarité et la générosité Africaine, pour se substituer à la famille africaine qu'il juge comme abstraction formaliste, c'est-à-dire, une illustration, une utopie entretenue par la tradition, par le conformisme. Pour Senghor, un frère doit être un vrai fils biologique, un cousin doit être un vrai fils biologique de l'oncle direct où de la tante et non cette abstraction formaliste africaine qu'il déteste.
Mais le plus grave, c'est ce qui suit : " DÉGAGER DIEU DES ANCÊTRES ". Surtout lorsqu'on le met en relation avec la citation précédente du Père Liberman "d'Être nègre avec les nègres". Senghor était un homme très intelligent. Il venait de réussir là où les missionnaires avaient toujours échoués. En prônant de dégager Dieu des ancêtres, son idée est de faire émerger cette figure monothéiste pour remplacer en tout et pour tout, la croyance africaine par celle des Européens. Il sait très bien que pour les Africains, le dieu des colonisateurs n'existe. Les ancêtres sont leurs divinités, sont leurs Dieux et c'est à eux qu'ils vouent leur culte.
Offrir un Dieu aux Africains, c'est déchoir leurs ancêtres de leur position de divinité. C'est coupé la relation fusionnelle qui lie l'Africain avec son mort; c'est le TUER, puisqu'il cesse désormais d'être lui-même.
Ainsi, les Africains cessent d'être eux-mêmes sans savoir ce qu'ils sont devenus. La seule chose certaine est qu'ils sont devenus dès lors très vulnérables parce qu'ils doivent attendre que le nouveau maître leur explique ce qu'ils sont devenus et/ou ce qu'ils seront.
C'est ce rôle que chacun qualifie de traître, de bon nègre et encore de suppôt coloniale ou même des sous préfets en ce qui concerne la France et que la très grande majorité d'intellectuels Africains a décidé d'adopter, vu la très forte récompense obtenue par Senghor en son temps : Président de la République. Et l'épilogue de la crise ivoirienne en 2011 n'est pas là pour le démentir.
Sinon, nous allons dans les mêmes écoles et étudions les mêmes mathématiques mais à la fin il ya quelque chose qui manque et cette chose s'appelle la "Culture." Être soi-même pour pouvoir réfléchir, penser, créer, inventer, imaginer,...

Salutations patriotiques.

Josué Wallay Activiste DDH et pro démocratie de la LUCHA, chargée de communication du mouvement FLEED.




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